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Seulement 4 mois se sont écoulés depuis mon retour d’Asie et voila que je reprends mon envolé vers le lointain. Cette fois ci mon port d’accueil sera la Colombie - Britannique dans un premier temps et L’Amérique du sud dans un second, plus précisément l’Équateur, le Pérou et la Bolivie. Comme lors de mes deux voyages précédents, j’aurai la chance d’être bien entouré. Pour ce qui est de la première portion, je partagerai les découvertes avec Michel Robichaud, l’artiste qui habite l’extrémité sud de la rue Latour. Pour moi qui habite l’extrémité nord de la rue Latour, je trouve un peu périlleux de partir avec un individu habitant une contré si éloigné mais des fois la vie est drôlement faite et c’est préférable de ne pas cherché a comprendre. Quand les douze coups de l’horloge sonneront septembre, le temps sera venu d’ouvrir grand nos ailles afin de planer jusqu’en Équateur pour aller rejoindre ma cousine Émilie Paquette, qui se trouve a être la copine de Michel. L’objectif est fixé, il est certain que je devrai passer par plusieurs étapes avant d’y arriver mais l’important c’est d’y croire, et j’y crois.
Depuis déjà Ho, Un bon mois, je me questionne à savoir pourquoi je repars, pourquoi remettre ma vie au Québec encore en suspend? Cette question je me l’étais posé en août dernier avant de partir en Asie. Un peu comme la dernière fois je pars pour vivre intensément le moment présent, pour vivre différemment. Je n’ai pas envie d’être un parfait citoyen nord-américain, la routine du métro boulot dodo me tue à petit feu et je nous trouve beaucoup trop matérialiste. Pourquoi avoir quand ont peut tout simplement être ?
Les choses nous on été présenté d’une certaine façon, d’abord dans notre milieu familial, ensuite à l’école,puis au boulot. On se transmet les mêmes beaux principes de base depuis des siècles. Est-ce que ce qu’ils veulent nous faire croire est bien vrai? Est-ce que leurs belles vérités ne sont pas qu’illusions ? N’y a-t-il pas quelque chose de plus qu’ils auraient omit de partager avec nous? Pourquoi chercher réponses a de pareilles interrogations? Et bien parce que j’aimerais bien comprendre un peu plus, pourquoi le monde dans lequel on évolue est ainsi fait. Je n’ai pas envie de partir en mer dans leur beau grand bateau qui vogue a la vitesse de la lumière, ils essayent de me vendre leur foutu croisière a tout heure du jour ou de la nuit, a la télé, dans les journaux, a la radio, sur le net et sur leurs grandes affiches. J’en ai marre! Pour l’instant, ma modeste embarcation me convient très bien. Quand le vent se lève, j’hisse son unique voile, quand il souffle en d’autre lieu je rame et quand la fatigue vient a bout de moi je m’assoupis, laissent mon esprit vagabonder et les vagues me porter. Je profiterai de ce voyage pour travailler sur moi-même afin de, je l’espère, devenir une meilleure personne. Je crois que si je fais partie de notre univers ce n’est pas pour aspirer au pouvoir, connaître une grande carrière ou posséder une villa dans le sud mais pour vivre des expériences variées qui me feront grandir un peu plus.
J’essayerai de trouver quelques réponses parmi les différentes expériences que m’apportera mon voyage.
Sebastien
Sébastien
Tic tac tic tac tic tac
C'est le bruit du temps qui passe, vide, dans ma tête, quand mon divan est imprégné de mon confort, quand ma voiture, polluante, ne me mène nulle part, quand la journée d'hier est identique à celle de demain, quand mes impressions deviennent plus importantes que Mes réalités, quand mon corps tourne en rond, refuse des invitations, se trouve des raisons de ne pas être lui-même.
Le tic tac est dans ma tête, je n'ai pas d'horloge, pas de cadran bruyant. Je définis ma notion du temps. Et le temps passe librement, de façon naturelle, je ne pense ni à le retenir, ni à le faire courrir, je le laisse être ce qu'il est, comme il me laisse dormir, grandir et m'éveillée. Seulement, le tic tac sonore cervical est la lumière avertissant que le moteur manque d'huile. Une fuite, un vide, un besoin de mieux refaire le plein. Une façon de retrouver l'équilibre. Un désir de continuer à évoluer sur les routes de la vie. Un retour à l'essentiel.
Si les humains ne carburent pas tous à la même essence, parce qu'ils font des choix, parce qu'ils s'assument ou non, que certains fonctionnent à l'électricité, d'autres à l'énergie solaire, je constate que mon essence prioritaire est d'être véritable, le plus possible.
Tic tac tic tac, pour aller au devant du tic tac universel. Non pas celui de l'ennui, mais celui qui vibre quand le monde marche ensemble. Non pas celui de l'attente, mais celui qui est et reçoit inconditionnellement le moment présent. Non pas celui qui redoute, mais celui qui repousse les limites créées par la peur. Non pas celui de l'habitude, mais celui qui se renouvelle continuellement. Non pas celui de l'apparence, mais celui qui reflète ce que nous créons par nos gestes et nos pensées. Non pas celui qui espère, mais celui qui coopère parce qu'il sait. Il sait que l'Amour est plus fort que tout. Qu'il suffit d'aimer ensemble.
Je m'en vais donc voir la vie ailleurs, pour être un peu plus moi-même. Pour amener ma philosophie et ma spiritualité, les pofiner et les partager.
Plus concrètement aussi, c'est que la vie a des projets qu'on ne peut ignorer et qui entrent en nous par le canal nourricier de notre esprit. Qu'avoir des objectifs c'est démystifier des chemins encore vierges qui nous purifient chaque fois davantage.
Je crois que le voyage aide à embarquer dans le jeu de la vie, dans le noyau de notre expérience, sans trop se prendre au sérieux.
L'essentiel, même s'il semble basique, nous procure paix et sérénité et nous fait grandir de façon inimaginée.
Émilie
 
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• mercredi 13 juin 2007 - Un autre départ
Faites-moi rêver.....
A+